Accès direct aux Kinésithérapeutes

📌 Qu’est-ce que l’accès direct ?

L’accès direct permet aux patients de consulter un masseur-kinésithérapeute sans prescription médicale, dans un cadre défini par la loi. L’objectif est de faciliter et accélérer l’accès aux soins tout en maintenant la sécurité des patients.

⚖️ Le cadre réglementaire

  • Depuis la loi Rist 2 (19 mai 2023), les kinés peuvent exercer sans ordonnance dans certaines structures d’exercice coordonné.
  • Depuis le décret du 27 juin 2025, l’expérimentation a été étendue à 20 départements, dont la Seine-Maritime.

👥 Pour quels patients ?

  • Sans diagnostic préalable : la prise en charge est limitée à 8 séances remboursées.
  • Avec un diagnostic existant (ALD, compte-rendu des urgences, chirurgie ou ancienne prescription en lien avec le problème): le nombre de séances n’est pas limité selon les référentiels.

✅ Conditions pour les kinés

Pour participer à l’expérimentation, le kinésithérapeute doit :

  • exercer en Seine-Maritime ;
  • être adhérent d’une CPTS du département ;
  • se déclarer volontaire auprès de l’ARS ;
  • participer à l’évaluation du dispositif.

Les kinés adhérents d’une CPTS doivent s’inscrire sur la plateforme Démarches simplifiées pour pratiquer l’accès direct dans le cadre de l’expérimentation, contrairement aux kinés exerçant en MSP, pour lesquels cette inscription n’est pas requise dans le cadre du droit commun.

🩺 Déroulement d’une prise en charge

Le kinésithérapeute :

  • reçoit le patient sur rendez-vous (ce n’est pas un dispositif d’urgence) ;
  • réalise un bilan et recherche les drapeaux rouges ;
  • débute les soins si la situation le permet ou réoriente le patient vers son médecin si nécessaire ;
  • informe le médecin traitant via Mailiz et dépose un compte rendu dans le DMP ;
  • facture avec son numéro ADELI et conserve les données nécessaires au suivi de l’expérimentation.

👍 Les bénéfices

  • Réduire les délais d’accès aux soins.
  • Libérer du temps médical.
  • Prendre en charge les patients plus rapidement.
  • Valoriser les compétences des kinésithérapeutes.

⚠️ Les limites

  • Le dispositif est encore peu connu des professionnels.
  • Il nécessite une évolution des pratiques (traçabilité, communication écrite).
  • Les outils numériques (Mailiz, DMP) et la formation restent essentiels.

🎯 Conclusion

L’accès direct est une expérimentation prévue sur cinq ans. Son objectif est de moderniser le parcours de soins en donnant davantage d’autonomie aux kinésithérapeutes tout en garantissant la sécurité des patients grâce à une coordination étroite avec les médecins. Son succès dépendra notamment de l’engagement des professionnels et du suivi réalisé par l’ARS et l’Assurance Maladie.

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